TE MRACNE NOCNI

  réalisation François Lunel
production Rose Productions
long métrage – en montage

Synopsis

Sarajevo assiégée, 1993.

Haska a 28 ans. Elle aime Elvir, mais plus encore, leur fils Denis, 8 ans, qui a pris une place centrale dans son existence depuis que la guerre a commencé. Elle essaye de donner à son quotidien un semblant de normalité, dans un contexte fou : une ville assiégée, bombardée, sans eau courante ni électricité. La mort d’Elvir, au front où il est commandant de brigade, va faire voler en éclat cette apparente normalité.

Quand Haska trouve un paquet de cigarettes avec un mot d’amour dans les poches d’Elvir, sa vie bascule.

Te Mracne Nocni fut tourné à Sarajevo en février et mars 2016. Trois technicien français (deux à la caméra et l’ingénieur du son) au sein d’une équipe bosnienne, nous étions les seuls à ne pas avoir connu le siège de la ville, 25 ans plus tôt.

Les coupures d’électricité de plusieurs jours étaient courantes et, le soir venu, les bougies étaient le plus possible économisées. Les vitres balayées par le souffle des explosions étaient remplacées par des bâches en plastique. Sur certaines façades, des draps blancs étaient tendus au fenêtre pour éblouir les snipers qui tiraient sur la ville depuis la montagne.

L’équipe décoration reconstituait ainsi cette atmosphère dans chaque nouveau décor et, seulement ensuite, je venais installer un minimum de lumière. Si possible depuis l’extérieur ou au plus proche des fenêtres, la majorité des scènes se passant dans des bâtiments à l’électricité coupée. Il est également arrivé que, tournant dans des décors au second ou troisième étage, et faute de nacelle, nous dûmes alors jouer exclusivement avec la lumière du jour, en changeant les films plastique aux fenêtres au fur et à mesure que le soleil (d’hiver) descendait.

Le film a également la particularité d’être majoritairement constitué de plans fixes cadrés à l’épaule, restituant la respiration d’un absent, l’agacement de l’enfermement et de ne pas savoir, la vigilance anxieuse et constante quant au sifflement d’une bombe ou d’une visite apportant des nouvelles redoutées.

assistante caméra Charlotte Michel,  électricien Goran Lukic, décoratrice Emina Kujundzic, son Laurent Blahay,